Le diagnostic électrique est une étape essentielle pour garantir la sécurité des installations d’un logement. Que vous soyez propriétaire, bailleur ou membre d’un syndic de copropriété, il est indispensable de connaître vos obligations, notamment lors d’une vente immobilière ou d’une mise en location.
Son objectif principal est d’évaluer l’état de l’installation électrique intérieure, d’identifier d’éventuelles anomalies et de vérifier si les équipements assurent la sécurité des occupants.
Une installation vétuste ou défectueuse peut provoquer des risques importants, tels que des incendies domestiques ou des électrocutions.
À quoi sert un diagnostic électrique ?
Le diagnostic électrique obligatoire permet de :
- assurer la protection des habitants contre les risques liés aux défaillances électriques ;
- informer les futurs acquéreurs ou locataires sur l’état réel de l’installation ;
- identifier les travaux nécessaires pour mettre le logement en sécurité ;
- vérifier la présence des équipements de protection indispensables.
Ce contrôle constitue un élément important du dossier de diagnostic technique (DDT) remis lors d’une vente ou d’une location.
Qui réalise le diagnostic électrique ?
Le diagnostic doit être effectué par un diagnostiqueur certifié et indépendant.
Le professionnel doit :
- être reconnu par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ;
- disposer d’une assurance responsabilité professionnelle ;
- n’avoir aucun lien avec le propriétaire afin de garantir son impartialité.
La liste officielle des diagnostiqueurs certifiés est disponible sur le site gouvernemental :
Que contrôle le diagnostic électrique ?
Le diagnostic de l’installation électrique porte sur plusieurs éléments essentiels à la sécurité du logement.
Le tableau électrique et les dispositifs de protection
Le diagnostiqueur vérifie :
- la présence et l’état du tableau électrique ;
- son accessibilité et son emplacement ;
- la présence de protections adaptées.
Les dispositifs différentiels
L’installation doit comporter au moins un dispositif différentiel adapté aux conditions de mise à la terre afin de protéger les occupants contre les risques d’électrocution.
Les protections contre les surintensités
Le contrôle porte également sur la présence et le bon fonctionnement des :
- disjoncteurs ;
- fusibles ;
- protections contre les courts-circuits.
La liaison équipotentielle
Le diagnostiqueur vérifie la présence et l’état de la liaison équipotentielle, particulièrement importante dans les pièces d’eau.
Les prises et équipements électriques
L’inspection concerne également :
- les prises électriques ;
- les interrupteurs ;
- les appareillages normalisés ;
- les câbles apparents.
Les salles de bains et pièces humides
Une attention particulière est portée aux logements comportant une baignoire ou une douche. L’installation doit respecter des règles strictes afin d’éviter tout risque électrique.
Quels travaux prévoir après un diagnostic électrique ?
Le diagnostic électrique peut révéler différentes anomalies nécessitant des travaux de rénovation ou de mise en conformité.
Les interventions les plus courantes sont :
- le remplacement ou la réparation du tableau électrique ;
- l’installation de disjoncteurs différentiels ;
- la mise aux normes des prises et interrupteurs ;
- le remplacement de câbles défectueux ou vétustes ;
- l’amélioration de la mise à la terre.
Ces travaux permettent :
- d’améliorer la sécurité des occupants ;
- de limiter les risques d’incendie ;
- d’augmenter la valeur du bien immobilier ;
- de faciliter la vente ou la location.
Faut-il refaire un diagnostic après des travaux électriques ?
Après des travaux d’agrandissement, de rénovation ou de construction, réaliser un nouveau diagnostic électrique est fortement recommandé, même lorsqu’il n’est pas obligatoire.
Cette vérification permet de s’assurer que :
- les travaux ont été correctement réalisés ;
- l’installation respecte les normes en vigueur ;
- les nouveaux équipements fonctionnent en toute sécurité.
Quels diagnostics sont obligatoires pour louer un logement ?
Lors de la mise en location d’un bien immobilier, plusieurs documents doivent être intégrés au dossier de diagnostic technique (DDT).
En complément du diagnostic électrique, le propriétaire doit fournir :
- un diagnostic de performance énergétique (DPE) valide ;
- un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) ;
- l’état de l’installation intérieure de gaz si celle-ci a plus de 15 ans ;
- l’état des risques naturels et technologiques ;
- le diagnostic bruit, lorsque le logement se situe dans une zone concernée.
Quand le diagnostic électrique est-il obligatoire ?
Le diagnostic électrique obligatoire concerne les logements dont l’installation électrique a plus de 15 ans.
Il doit être fourni :
- lors de la vente d’un logement ;
- lors de la mise en location d’un bien immobilier.
Sa durée de validité est de :
- 3 ans dans le cadre d’une vente ;
- 6 ans dans le cadre d’une location.
Même lorsqu’il n’est pas imposé par la réglementation, réaliser un diagnostic électrique reste la meilleure solution pour garantir la sécurité du logement et anticiper d’éventuels travaux.

